MechaNika

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Monde de merde ! C’est bien ce que Nika Allen se dit du haut de ses sept ans et on la comprend !

Son ras-le-bol est perceptible dès les premières minutes de jeu puisque l’on voit qu’elle est tiraillée entre des parents qui ne s’occupent pas d’elle et une institutrice qui n’accorde aucune attention à ses élèves. C’est après son renvoi d’une semaine de l’école, pour avoir joué une fois de plus les rebelles en exacerbant son côté artiste sur une porte de toilettes, qu’elle bascule définitivement du côté obscur. Puisque la Terre est peuplée de gens inutiles et hypocrites pour la plupart – la vérité ne sort-elle pas de la bouche des enfants ? – elle va se lancer dans la construction d’une machine censée l’aider à prendre le contrôle du monde et exterminer quelques personnes au passage. C’est maintenant à nous de jouer et de l’accompagner dans sa quête consistant à récolter les différents ingrédients nécessaires à son plan machiavélique.

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Ah, les jeunes de nos jours. MechaNika, derrière des graphismes enfantins dépeint une réalité brute de pommes. Certains thèmes très adultes y sont abordés – des prostitués ou encore une sombre histoire avec une chèvre – et Nika est témoin de choses que l’on pourrait qualifier de dérangeantes voire traumatisantes pour son jeune âge. La palme revient quand même à sa meilleure amie Agatha qui est complètement barrée, comme tous les personnages rencontrés d’ailleurs. Celle-ci procède à une sorte de rituel satanique avec des animaux, dans l’arrière-boutique de ses parents. Oui, rien que ça et ça ne choque absolument personne !

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Caméo méo. Première création du studio Mango Protocol, composé de Mariona Valls Porta et Javier Gálvez Guerrero, MechaNika est un point and click simple. Même très simple puisqu’on ne peut pas combiner des objets qu’avec l’environnement (et pas dans l’inventaire) et qu’il n’y a pas de zones de surbrillance pour voir les objets intéressants. Si l’on a un pépin, bien que le jeu ne soit pas difficile, il ne vous reste plus qu’à utiliser la flasque de Nika- l’alcool c’est mal m’voyez – de Nika pour qu’elle nous dise ce qu’elle pense devoir faire dans la zone où elle se trouve. Les zones à explorer sont claires puisque la petite fille ne peut pas rentrer chez n’importe qui et n’ira que dans les lieux qu’elle connaît et qui sont utiles à la poursuite de son aventure. En dehors des références à différents jeux – comme Mass Effect – ou films qui ont marqué les développeurs, ceux-ci font aussi une petite apparition en tant que personnage. C’est amusant de voir la jeune fille discuter avec eux et se faire dédicacer le poster de Project Silcharde, précédent jeu sur lequel ils avaient collaboré pour un autre studio.

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MechaNika est un petit jeu bien ficelé, on pourra juste regretter sa durée de vie courte (une heure environ selon votre logique), mais en adéquation avec son prix. Bien sûr il vous faudra aussi maîtriser l’anglais pour pouvoir y jouer, mais c’est une bonne expérience si vous aimez les point and click à l’humour décalé.

 

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